Ces conducteurs se plaignent de la saisie de leurs engins par la police nationale d’Haïti et du train de nouvelles mesures qui visent, selon eux, à compliquer le trafic à moto, leur seul gagne-pain.
Depuis quelques semaines, des agents de la police nationale procèdent à la saisie de motocyclettes assurant le transport dans plusieurs quartiers de la capitale haïtienne. Même les conducteurs qui détiennent une autorisation n’y échappent pas.
La raison de ces saisies : obliger les taxi-motos à se procurer d’un t-shirt et d’une casquette pour mieux les identifier. En plus de ces équipements, les motards doivent verser la somme de mille gourdes à la municipalité.
Les taxi-motos reprochent aussi à la police nationale d’avoir lancé l’opération de saisie sans les en aviser. Ces derniers reconnaissent cependant que la moto est utilisée par des personnes malhonnêtes pour commettre certains forfaits.
Il faut dire que le trafic à moto était autrefois cantonné dans les villes de province où la circulation automobile n’est pas très dense. Il s’est développé à Port-au-prince à la faveur des «émeutes de la faim » en 2008.
Avec l’extension de la circulation à moto est venu l’augmentation des actes de banditisme où l’engin est impliqué. Sans parler des nombreux accidents de moto causés par l’indiscipline des motards qui roulent pour la plupart sans permis et aucun respect des règles de la circulation. Ce qui explique tout un train de mesures prises récemment par la police haïtienne et la municipalité pour réguler ce nouveau trafic et combattre l’insécurité.
Cependant, le taxi-moto est aussi une activité économique qui constitue la seule alternative pour des milliers de jeunes sans emplois.