Le président a. i. de la cour de cassation, Georges Moise, a exhorté les neuf membres de la machine électorale à se montrer à la hauteur de leur fonction en menant à bien le processus électoral.
Il les a invités à redoubler de courage pour affronter les difficultés auxquelles ils seront confrontés tout en émettant le vœu que ce conseil électoral soit le dernier conseil provisoire.
Toute suite après la cérémonie de prestation de serment, les conseillers se sont rendus au siège de l’institution où ils ont promis par la voix de la conseillère Laurette Croyance de respecter scrupuleusement les prescrits de la loi électorale.
Ensuite, ils ont procédé à l’élection de Gaillot Dorsainvil comme président du collège électoral. Il sera secondé par Jean Thélève Pierre Toussaint au poste de vice-président, Leonel Raphael et Jacques Belzin sont respectivement secrétaire général et trésorier.
Au parlement, les avis sont partagés. Le président de l’assemblée nationale, Kelly C. Bastien estime qu’on ne peut en rien soupçonner ce CEP fraîchement installé.
« Nous devons attendre qu’il commence à poser des actes avant de juger si les membres sont crédibles ou non », a indique le parlementaire.
De son côté, le sénateur de l’Artibonite, Hyppolite Mélius, dit regretter que ce CEP ne soit pas le fruit d’un consensus politique.
Selon lui, si l’exécutif et les partis de la convention ne sont pas parvenus à une entente, le pays sera plongé dans une crise après la réalisation des élections.