13 acteurs du Petit conservatoire ont offert à plus d’une centaine d’amants de l’art de la scène le vendredi 16 et le samedi 17 octobre dernier à l’Auditorium Sainte-Rose de Lima à Port-au-Prince la pièce « Anastase », une oeuvre vieille d’une décennie.
Cette activité, qui entre dans le cadre de la célébration du dixième anniversaire du Petit conservatoire (1999-2009), coïncide avec les 10 ans de la pièce.
Lorsque Gary Victor a écrit « Anastase » en 1999, il a tenu compte de la situation chaotique qui existait en Haïti, où par exemple les gens ne respectaient plus les vieillards et les adolescents ne trouvaient plus de modèle à suivre. L’auteur de « Je sais quand Dieu vient se promener dans mon jardin » considère « Anastase » comme la suite de son roman « A l’angle des rues parallèles ».
Quant au metteur en scène Daniel Marcelin, il a dit vouloir aller plus loin que cela. « Anatase reflète notre réalité, et c’est aussi ce qui s’est passé aux Gonaïves après le passage des ouragans », a-t-il expliqué. M. Marcelin a ainsi modifié la mise en scène et a replacé la pièce dans le contexte de la Cité de l’indépendance ravagée par les eaux.
Les anciennes représentations d’Anastase avaient pour décor le parvis d’une cathédrale, mais cette fois les acteurs sont placés sur le toit d’une maison et sont incapables de s’en tirer. En résumé, l’idée d’Anastase est une fin d’Haïti, un pays où il ne reste que des survivants qui, dans leur folie, essaient de s’en sortir. Il s’agit en fait d’une pièce sur la désagrégation d’Haïti.
D’autres activités marqueront les 10 ans du Petit conservatoire, comme la représentation d’autres pièces, des lectures ainsi que des conférences.
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