Le ministre de l’agriculture, M. Joanas Gué, dit se réjouir de la « diminution de l’insécurité alimentaire en Haïti ».
Après que le nombre d’Haïtiens en insécurité alimentaire soit passé de 2.5 à 3.3 millions, d’avril à novembre 2008, il a été ramené à 1.9 selon les chiffres du Conseil national de la sécurité alimentaire (CNSA), et ce dans un contexte international de crise alimentaire et financière.
Haïti sait donc comment faire face à la crise, ce sont des expériences dont il faut profiter, soutient le ministre Joanas Gué.
Sur cette lancée, l’agronome Lyonel Valbrun, directeur général du ministère de l’Agriculture, pense que les objectifs du millénaire en rapport à la sécurité alimentaire voulant réduire celle-ci à 50% d’ici 2015 peuvent être atteints. Il faudra pour cela que l’appui à l’agriculture ne baisse pas, conformément aux vœux de Jacques Diouf, directeur général de la FAO, dans son message de circonstance.
"Le temps où l’on parlera haut et fort dans le pays arrivera", prévoit M. Grégaire Joseph, un représentant de producteurs agricoles, parce que les paysans ont les ressources et la volonté de travailler la terre, leur seule richesse, soutient-il. Mais de plus grands investissements et un plus fort soutient du MARNDR sont nécessaire, a-t-il poursuivi.
L’accès à la sécurité alimentaire passe aussi par la « déféminisation » de la pauvreté. Le ministre de l’agriculture révèle que 55% des produits locaux proviennent du travail des femmes en milieu rural. Et, pour « déféminiser » la pauvreté, le ministre à la condition féminine, Marie Laurence Jocelyn Lassègue, a communiqué à l’occasion toute une série de mesures prises pour libérer les femmes rurales de certaines exigences qui les rendaient improductives.
Jeudi, le MARNDR et la FAO avaient accompagné le ministère à la Condition féminine à Mirebalais pour célébrer la journée mondiale des femmes rurales sous le thème "s’organiser pour déféminiser la pauvreté".