Ce séminaire, animé par trois Français dont deux juges d’instruction et un gendarme enquêteur spécialisé dans le domaine, a pour but de changer des pratiques et de voir comment lutter contre le blanchiment de stupéfiant et plus généralement comment arriver à saisir et à confisquer les avoirs criminels.
« Il y a beaucoup d’infractions qui rapportent plein d’argent dans la question des stupéfiants. Il arrive que cet argent soit placé dans l’économie réelle. L’idée, c’est de le saisir, le confisquer », a déclaré l’un des intervenants à Haiti Press Network.
Les criminels acceptent parfois d’aller en prison, mais ils gardent leur fortune sachant que, à leur libération, ils vont récupérer leur bien, poursuit-il.
Plus loin, le juge d’instruction français rappelle qu’Haïti et la France ont pratiquement les mêmes problèmes. Et qu’il est important que ces activités se poursuivent pour que les pratiquants ne puissent bénéficier de l’argent de la drogue.
Comme constat, poursuit l’homme de loi français, Haïti a une très bonne loi sur le blanchiment d’argent et le saisi de bien. Ce qui manque c’est l’application et la méthode pour identifier les biens criminels. « Pour saisir ces biens, il faut démontrer qu’ils viennent de l’argent de la drogue. Ce n’est pas une chose facile » a-t-il reconnu avant d’ajouter que c’est vraiment une question de pratique et d’habitude.
Questionné sur l’échéance d’avoir des résultats positifs en la matière, le juge affirme qu’on peut avoir des résultats rapides au terme de ce séminaire puisque les lois haïtiennes sont bonnes, il suffit seulement de les pratiquer.
L'expression « blanchiment d'argent » vient du fait que l'argent acquis illégalement est appelé de l'argent sale (finance noire). Cet argent est souvent issu de trafics d'armes, de drogue, d'êtres humains ou d'autres activités mafieuses.