Les responsables de différents partis politiques ont crié au scandale suite à la correspondance du chef de l’Etat leur demandant de confirmer leurs membres dans le conseil électoral provisoire avant ce mardi dans la perspective de nouvelles élections dans le pays.
Le leader du parti « Respè », Charles Henry Baker, demande quant à lui, le renvoi définitif de ce CEP. Selon l’industriel haïtien, les conseillers électoraux ne sont pas crédibles. En guise d’argumentaire il avance le fait que ceux-ci ont refusé de fournir des explications concernant des décisions qu’ils ont prises au mépris de la loi électorale.
« Quand le peuple ne s’est présenté aux urnes lors des dernières joutes, ce n’était pas à cause des partis politiques mais plutôt parce que le CEP ne leur inspirait pas confiance », a déclaré Charles Henry Baker.
Selon lui, dans la constitution du nouveau CEP, les secteurs de la vie nationale doivent envoyer un seul nom, contrairement à l’équipe de Frantz Gérard Verret où le chef de l’Etat eut à choisir un des deux membres désignés par les différents secteurs.
« Le président de la République ne doit pas avoir l’opportunité d’arrêter le choix définitif étant lui aussi membre d’une structure politique. D’ailleurs on l’a compris, le conseil électoral en place a volé les élections législatives partielles au profit du parti Lespwa », a-t-il martelé.
La position de Charles Henry Baker correspond à celle exprimée par les dirigeants des partis politiques telles que le Greh, le RDNP, le PDCH, l’Alyans, la Fusion, l’AAA entre autres.
Cependant, d’autres secteurs tels que l’Eglise protestante, les organisations féministes ou les syndicats ont confirmé la présence de leurs membres au sein du CEP. Ce qui, selon Evans Paul, n’aura guère d’impacts sur la décision des partis prétextant que le chef de l’Etat ne peut réaliser des élections sans les partis ténors.