Le sénateur Anacacis Jean Hector dit regretter que l’ambassadeur Gilles Rivard ait écrit ces propos dans une correspondance. Il affirme que le Canadien ignore la réalité sociopolitique haïtienne. Pour le parlementaire, le fait de conserver les matériels de sécurité mis à la disposition des élus même après leur mandat ne peut nuire en rien.
« Au lieu d’écouter, ces derniers ont préféré se mettre à la place du commandeur. Et bien laissez moi vous apprendre qu’Haïti est un autre pays. La cause du sous-développement du pays est aussi due à l’arrogance des étrangers qui s’immiscent dans nos affaires », a déclaré le parlementaire.
De son côté, le sénateur du Nord-ouest, Evalière Beauplan, se veut plus pragmatique. Il insiste sur le fait que des gens s’amusent toujours à salir l’image du pays à chaque fois que celui-ci est en passe de prendre la voie du développement.
« Ne vous étonnez pas si vous voyez ce texte sur le net. Imaginez que des investisseurs qui s’avisent à venir s’installer dans un pays et apprennent que l’institution qui doit voter les accords pour favoriser leur implantation est corrompue », s’est plaint le sénateur.
Il avance que la communauté internationale n’est pas favorable au développement du pays arguant que les Haïtiens sont un peuple fier qui ne se serait pas voué à la migration s’il pouvait subvenir à ses besoins en vivant dans son pays.
Les sénateurs avaient revu des textes de lois dans le règlement interne du Sénat le mois dernier. Selon la nouvelle loi, ceux-ci se sont accordés véhicules, matériels de bureau et armes à feu après avoir quitté leur fonction.