Ce documentaire de 37 minutes présente la capacité artistique de la ville de la Croix-des-Bouquets à travers des œuvres fantastiques, fantasmatiques et fantasques d’environs 600 artistes et de deux maîtres du fer découpé, en particulier Serge Jolimont et Jean Eddy Rémi.
Le film démontre aussi le rude travail (7 jours sur 7) que réalisent ces artistes et artisans de cette ville située au Nord-est de Port-au-Prince où la pauvreté est de plus en plus représentative. En effet, au sein de la Croix-des-Bouquets existe un bourg sans bourgeois appelé Noailles où l’art a décidé de résister au milieu du délabrement et de tenter la résurrection.
Le réalisateur du documentaire, le cinéaste haïtien Arnold Antonin pense aussi qu’il peut s’agir d’une tentative de résurrection du village de Noailles. « Je crois que c’est possible. Pour moi, il y a des œuvres qui sont liées à une transcendance spirituelle. Ils ont une capacité de création de beauté qui peut être transformée en capacité économique », a-t-il soutenu.
Cette aventure a commencé il y a 56 ans avec un forgeron dénommé Georges Liautaud, faiseur de croix pour les cimetières. Il sera suivi d’autres comme les frères Louis-Juste et Gabriel Bien-Aimé. Aujourd’hui un musée, malheureusement inconnu de la majorité, porte le nom du feu Georges Liautaud, le pionnier du fer découpé dans le village.
Le scénario, les recherches et le texte du documentaire sont signés Arnold Antonin qui en est également le producteur exécutif et le réalisateur. La musique originale est de Maestro Jean Jean Pierre et le son de Mathieu Painvier. Avec la voix d’Azor sur un air traditionnel haïtien, les images et le Montage sont d’Yves Edouard Sévère et la narration de Pierre Brisson.
Plusieurs personnalités importantes ont pris part à cette grande première du tout dernier film d’Arnold Antonin. On peut citer l’Ambassadeur d’Allemagne en Haïti, Jens-Peter VOSS, des Représentants de la Fondation Culture et Création, des Responsables de la Fondation connaissances et liberté (Fokal), des Représentants de la coopération française et espagnole, la Directrice de Africamerica, Barbara Prézeau et Pierre Brisson.
La réalisation de “La sculpture peut-elle sauver le village de Noailles Ou les boss-métal de la Croix-des-Bouquets” a eu le soutien de plusieurs institutions dont l’UNESCO, la Fokal, PRIMA de la coopération française l’Agence Espagnole de Coopération Internationale et du Développement Service d’Action Culturelle et Africamerica.
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