René Préval a d’abord mis l’emphase sur les conditions difficiles de certains pays et d’une grande partie de la population mondiale à cause des choix économiques d’un groupe minoritaire.
« En raison de quoi l'humanité entière devrait-elle accepter que la moitié des habitants de notre planète vivent avec ces privations, dans la faim et le dénuement, sans la perspective d'une amélioration de leur situation? En raison de quoi l'humanité entière devrait-elle accepter que notre planète soit mise en danger de manière irresponsable, que des espèces soient condamnées à la disparition, que nos populations, par l'effet des changements climatiques, soient rendues plus vulnérables face aux désastres naturels simplement à cause de choix économiques égocentriques d'une petite minorité de pollueurs? » s’est interrogé le chef de l’Etat haïtien.
Aussi, il a plaidé en faveur de la globalisation de la solidarité contre la globalisation du profit qu’il présente comme un nouveau crédo. Il estime que la misère de certains peuples est le fruit du modèle de développement et de gouvernance que les nations reconnues comme puissantes ont imposé au reste du monde.
Sur la question d’Haiti, le chef de l’Etat a félicité les efforts effectués par Haiti dans le domaine de la sécurité et de la stabilité politique. Cependant il présente ces avancés comme une paix fragile que des investisseurs doivent aider à soutenir. Il a profité de cette tribune pour remercier le secrétaire général pour son engagement envers le pays.
Le chef de l’Etat Haïtien a donc rappelé la nécessité d’assurer le suivi des engagements pris envers les nations membres de cette structure mondiale. Il dit déplorer que des promesses aient été faites lors des précédents rassemblements mais restent des vœux pieux jusqu’à présent.
Avant de conclure, René Préval a invité les pays membres des Nations Unis à se positionner contre le coup d’Etat au Honduras et a aussi plaidé pour la levée de l’embargo des USA à Cuba.
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