Le cinéma haïtien se cherche des salles, ou plutôt de nouveaux espaces de visibilité, pour ne pas disparaître et tomber dans l’oubli. L’un des derniers endroits pour voir un film haïtien n’est pas dans les grandes salles, sous les tonnelles ou sous les draps des « cinémas de quartiers », mais à la télévision.
Depuis quelque temps, suite à un accord entre la Chaîne 52 (TéléMétropole) et l’Association haïtien des cinéastes, des longs-métrages locaux déjà exploités en salles peuvent être vus par le très grand public.
Ensuite, les nouveaux membres du comité de l’AHC planchent sur des moyens autres que les grandes salles, qui sont pratiquement tous fermées, pour montrer les productions haïtiennes en matière de cinématographie.
Claude Mancuso, actuel président de l’AHC, avait dévoilé sa nouvelle stratégie à Haiti Press Network lors de l’ouverture en juin dernier du Ciné-bar au Zodyac (ancien Spirit) à la rue Vilatte, Pétion-ville.
Interrogé sur la façon dont le cinéma local compte se trouver des espaces de diffusion alors que la dernière salle de cinéma du pays annonce sa fermeture imminente, M. Mancuso a répondu la fermeture des grandes salles ne tuera pas le cinéma haïtien.
Celui-ci, poursuit-il, se cherche de nouveaux espaces comme ce Ciné-bar au Zodyac qui fait office de nouvelle salle de cinéma à Pétion-ville.
Claude Mancuso dit aussi être à la recherche de bars ou de clubs pouvant accueillir des projections, un peu suivant le modèle des cinémas de proximité, mais en plus formel.
M. Mancuso avait même invité tous ceux qui disposent d’espace pouvant accueillir le cinéma haïtien au 37191258.
Pratiquement au point mort, le cinéma haïtien ne désespère pas de relever la tête. Le dernier sursaut est l’annonce de la sortie de We love you Anne, de Richard Sénécal, produit par Communication Plus.
Deux mois avant, un festival de films haïtiens était organisé au ciné Impérial pour empêcher la fermeture de ce complexe cinématographique et de ramener les cinéphiles dans les salles obscures.
jgli02@yahoo.fr