60 % de la production sont consommés par le producteur lui-même (144 000TM), 15 % de la production (soit 36 000 TM) sont consacrés à la préparation d’AK-100 et d’aliments pour le bétail, 15 % de la production sont consacrés au maïs bouilli (36 000 TM) et 4 000 TM de maïs sont utilisés comme semence, selon des statistiques relevées sur le site www.agropressehaiti.com.
Vu que le gouvernement entend faire de la production nationale l’une de ses priorités, des observateurs, se basant sur ces statistiques, pourraient penser que les autorités haïtiennes accordent une attention particulière à la production du maïs. Tel n’est pas le cas, les producteurs du maïs confrontant de grandes difficultés.
En effet, entre autres contraintes, l’invasion du marché local par les produits céréaliers importés présente un problème majeur pour la production du maïs en Haïti.
“Les ateliers de transformation ne vont guère mieux: le prix du maïs transformé localement est fixé en rapport avec celui du produit importé; la production nationale est sous-valorisée, ce qui la fragilise; l’importante importation de céréales crée une compétition déloyale pour le maïs, car les droits de douane à l’importation du maïs sont de 0 %, ils s’établissent à 3 % pour le riz alors qu’il faut payer 15 % de taxes pour l’importation de semences de maïs”, informe agropresse.
Pour contrecarrer ce problème, les experts estiment nécessaire la conception et la mise en œuvre d’un nouveau plan pour la production du maïs en Haïti. Ce nouveau plan consisterait à améliorer et à promouvoir les produits mis sur le marché de même qu’à développer de nouveaux produits a base de maïs.
“Ce plan devrait être en mesure de diminuer l’avancée du maïs et de la farine de maïs provenant de l’importation au profit du maïs local”, soutiennent-ils.
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