Le parlementaire Lavalas rejette d’un revers demain la thèse selon laquelle l’interpellation des ministres de la Justice, de la Culture et des Finances aurait été annulée en raison des vices de forme dans la lettre d’interpellation, comme indiqué par les membres du bureau suite à la conférence des présidents de lundi.
Jonas Coffi accuse une trentaine de députés d’avoir reçu une somme évaluée à 700 mille dollars US du ministère de l’Economie et des finances pour annuler une décision qui, pourtant, était déjà arrêtée. D’ailleurs le ministre chargé des relations avec le parlement, Joseph Jasmin, avait confirmé dans l’après midi du lundi que les ministres interpellés étaient prêts à affronter les parlementaires.
Le député demande au chef de l’Etat et aux organisations de la société civile de diligenter une enquête pour mettre à jour ces cas de corruption soupçonnés. « L’ULCC et l’Ucref ne peuvent mener cette enquête puisqu’elles sont sous tutelles du ministère de l’Economie et des finances », a-t-il fait remarquer.
Des parlementaires n’ont pas pris de temps pour réagir. Dennis Saint Fort dit regretter que le parlementaire ait fait ces déclarations intempestives. Il dit croire que l’interpellation des ministres n’est pas la priorité de l’heure, surtout que la dernière session législative arrive à terme d’ici lundi prochain et qu’un ensemble de lois dont le projet de budget est en attente d’être voté.
Ce n’est pas la première fois que de tels scandales éclaboussent l’image de la chambre basse. En février 2008, des députés avaient pointé du doigt près d’une soixantaine de leurs collègues qui auraient reçu des dizaines de milliers de dollars pour accorder un vote de confiance au gouvernement de Jacques Edouard Alexis, interpellé à l’époque.
Le bureau d’alors, dirigé par Pierre Eric Jean Jacques avait promis de faire la lumière sur cette affaire, mais le dossier a été classé sans suite.