Cette cérémonie qui se tiendra au Café Alta (1088 Utica Ave corner Beverly Road) donnera le ton au troisième anniversaire de l’organisation « Militan sou balon » (Misoba) dirigée par le talentueux journaliste haïtien Raymond Jean-Louis.
Plusieurs footballeurs de la génération des années 80 doivent défiler sur la tribune en la circonstance, pour mettre l’accent sur le talent, la sportivité et la sagesse du sympathique Jeanjo qui, avec son pied gauche magique, a écrit des pages et des chapitres mémorables qui font encore rêver les amants du ballon rond.
Originaire de la ville des Cayes (Sud), Mathelier avait décroché en 1979 à Surinam le titre de « meilleur footballeur caribéen », dans le cadre du premier Championnat de la Caraïbe des nations remporté par la sélection nationale (1- 0 en finale le 18 novembre contre la sélection surinamienne, but de Canez Velima).
Adepte du beau jeu, Mathelier avait commencé à faire l’unanimité depuis ses premières prouesses au sein du club cayen Estudiantes, jusqu’à son dernier match sous les couleurs du Violette AC. D’ailleurs, c’est son mariage avec le Vieux Tigre qui l’a propulsé au sommet.
Jean-jo est considéré comme le plus grand footballeur sudiste de tous les temps. Sa carrière, pour beaucoup, est, en quelque sorte, une symphonie sportive inachevée du fait qu’il n’avait pu réussir dans un club de haut niveau à l’étranger.
Ayant embrassé une carrière d’entraîneur, il a remporté deux titres de champion national sur les bancs de l’Aigle Noir de Bel Air et du Cavaly de Léogâne.