Par Léopold Ciné, envoyé spécial
Cette rencontre, réalisée en marge de la Quinzaine de la jeunesse caribéenne, a lieu sous demande du Maire saintannais Garcin Malsa en vue de faire part des grandes lignes de la coopération existant entre la commune de Sainte-Anne et les communes de Limbé, de la Plaine et de Soufrière des trois pays.
En ce qui concerne Haïti, la coopération est beaucoup plus grande. Deux villes en France établissent déjà un partenariat avec deux autres villes en Haïti (Cap-Haitien et Gonaïves). Ces villes françaises et Sainte-Anne ont mis sur pied, de concert avec Haïti, un dossier en vue de recueillir de l’argent destiné à instaurer une bonne gouvernance en termes d’administration, de secrétariat, de finance, d'état civil et de risques naturels majeurs afin de déboucher sur le développement durable.
Selon le Maire Garcin Malsa, pour palier aux diverses difficultés auxquelles font face les pays de la Caraïbe , il importe de se réunir. Ainsi, il est tout aussi nécessaire d’avoir la libre circulation des Caribéens de manière à ce qu’ils puissent se rencontrer plus souvent pour pouvoir discuter et échanger. « Haïti a tracé l’exemple en 1804 en voulant réunir tout le pays, cela peut aussi se faire dans la Caraïbe », a-t-il rappelé.
« C’est bien malheureux pour la Martinique , par exemple, qui doit se considérer comme étant un territoire européen, mais nous n’avons rien d’européen », a fait valoir plus loin M. Malsa qui invite les jeunes à intégrer ce mouvement fondamental d’unification caribéenne commencé par des anciens qui n’y ont pas réussi. A son avis, l’Organisation martiniquaise pour le développement des arts et de la culture (OMDAC) est un carrefour favorable à cette lutte.
Par ailleurs, la ville de Sainte-Anne est la seule à travers toute la Martinique à mettre en évidence le drapeau martiniquais (rouge, vert, noir) qui sera au défilé des nations le 12 août prochain. La deuxième lutte que mène cette commune est le respect de l’environnement. « Nous avons besoin de tous les pays de la région, particulièrement d’Haïti », a-t-il plus loin ajouté, précisant que l’expérience de l’un peut aider l’autre et ainsi « bâtir une autre Caraïbe est possible ».
Les jeunes ont du travail à faire, poursuit-il, dans l’établissement de la libre circulation des caribéens dans la région sans avoir de visa, seulement avec une pièce d’identité. « Si l’Européen vient ici sans problème, pourquoi pas vous ? Nous n’appartenons à personne, donnons-nous main forte pour remporter cette victoire », a-t-il conclu.
HPN
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